50 avenue de la Résistance à Montreuil - groupe scolaire Stéphane Hessel

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REGROUPEMENT AUTORITAIRE DES HOPITAUX PUBLICS : ÇA NOUS CONCERNE !

Usagers, hospitaliers, professionnels de santé, élus.

L’accès aux soins ne va pas de soi dans notre département, nos villes.

La Seine Saint-Denis cumule toutes les inégalités sociales : un quart des habitants vit dans la précarité sociale et subit ainsi les plus mauvaises conditions de santé (tuberculose, cancers, VIH...). Nombreux sont ceux qui renoncent aux soins et/ou reculent les prises en charge pour des raisons financières ou d’éloignement.

Certains quartiers deviennent de véritables déserts médicaux, par déficit de médecins généralistes et spécialistes, ces derniers devenant «une denrée rare» dans le 9-3 ! L’implantation des centres de santé est inégale et est menacée dans certaines villes...

Dans ce contexte, les hôpitaux publics de notre département ne font plus face aux besoins, devant une forte augmentation de la population, par ailleurs vieillissante : les maternités explosent, les urgences ne désemplissent pas, les lits de médecine sont occupés par des personnes de plus en plus dépendantes, la chirurgie ambulatoire est imposée aux patients, quelle que soit leur situation personnelle...

L’hôpital de Montreuil, le CHI A. Grégoire dans la tourmente
Dans ce contexte, l’hôpital public de Montreuil et ses salariés vivent un véritable paradoxe !

Son activité augmente depuis plusieurs années, comme les autres établissements du département. Mais il subit une injonction des tutelles de baisser
ses dépenses de fonctionnement, indépendamment de la réalité de celles-ci, et cela au nom d’un déficit structurel causé par la baisse des moyens cumulée depuis plusieurs années et un endettement qui ne lui permet pas de réaliser les investissements nécessaires pour faire face à l’augmentation des activités !

Un énième plan de « retour à l’équilibre financier » fait fi des besoins de la population et des professionnels. Il veut imposer des critères qui relèvent de l’entreprise privée : « marge brute, capacité d’autofinancement »... !

Au bout ce sont des dizaines d’emplois qui sont dans le collimateur, des lits fermés, la chirurgie de nouveau menacée et l’impossibilité de faire face
aux demandes de la population !

Le regroupement autoritaire des hôpitaux publics va aggraver la situation
La loi Touraine de « modernisation de notre système de santé » prévoit un dispositif, qui n’a malheureusement été guère médiatisé : le regroupement obligatoire des hôpitaux publics sur un «territoire» à compter du 1er juillet 2016. Sous prétexte de l’amélioration et de la continuité des soins, de l’efficience des hôpitaux publics, des coopérations inter-hospitalières, les directeurs des agences régionales de santé (ARS) ont tout pouvoir pour décider « du » territoire, des établissements constituant les groupements hospitaliers de territoire (GHT), des fusions et disparition de services au nom de la «redondance ».

Encore une fois, c’est le droit à l’accès aux soins pour tous qui est menacé avec de nouvelles fermetures de services, de structures, l’éloignement pour les usagers, des problèmes de sécurité médicale, de nouveaux déserts médicaux.

En réalité, il s’agit de tenir l’objectif inscrit dans le « pacte de responsabilité » : atteindre 3 milliards d’économie d’ici 2017 sur les hôpitaux.

Jugez par vous-mêmes : le CHI A. Grégoire répond aux besoins d’un bassin de population de 400 000 habitants, regroupant Montreuil, Rosny, Romainville, Noisy-le-Sec, Bagnolet notamment.

Il devrait être « regroupé » avec les hôpitaux de Montfermeil, Aulnay et Ville Evrard hôpital psychiatrique, sur un « territoire » de 1,4 million d’habitants.

Nous ne pouvons laisser faire sans réagir !
Le CHI André Grégoire doit rester un établissement public généraliste de proximité, avec les moyens de fonctionner et d’investir !

Transparence, concertation avec les principaux intéressés, usagers, professionnels et élus sont des exigences pour préserver l’accès aux soins !

Sous l’égide du président du Conseil de surveillance, P. Bessac (Maire de Montreuil) une motion votée à l’unanimité s’est exprimée en ce sens. Le directeur de l’ARS fait la sourde oreille !

Le Comité de défense du CHI André Grégoire de Montreuil vous invite à cette rencontre pour vous informer et débattre.

IL DEPEND DE NOUS, TOUS ENSEMBLE, DE DEFENDRE L’EGALITE D’ACCES AUX SOINS ! LE CHI EST AU SERVICE DE LA POPULATION DEPUIS 50 ANS !

DEFENDONS-LE ! NOUS EN AVONS BESOIN !